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Bilan de compétences des chercheurs d’emploi: contrairement à ce qui était annoncé, pas d’obligation

On allait voir ce qu'on allait voir...


Au Mouvement Réformateur, nous attendions avec impatience ce bilan de compétences annoncé dès le plan de relance par le gouvernement de la Région bruxelloise. Ce dispositif doit, dès le mois de septembre prochain, évaluer les chercheurs d’emploi sur leurs compétences professionnelles, leurs compétences linguistiques et leurs compétences numériques. Tout cela afin de leur apporter une orientation et une formation plus appropriées.

Il faut savoir que 41000 personnes sont au chômage depuis plus de deux ans, et 22000 depuis plus de 5 ans à Bruxelles.

En commission des affaires économiques et de l’emploi, ce mercredi 14 juin, le ministre de l'emploi présentait un projet d’ordonnance à ce sujet, mais que nous trouvons trop peu explicite et trop peu ambitieux.

L’évaluation des langues, tout d’abord, ne porte que sur une des deux langues officielles de la région bruxelloise. Pourquoi ne pas évaluer d’office la connaissance des deux langues de la région quand on sait que 80 % des offres d'emploi spécifiant des exigences linguistiques exigent la connaissance du français et du néerlandais ? Libre ensuite à l’équipe d’Actiris de déterminer avec discernement la formation la plus pertinente pour le chercheur d’emploi. Pour maximiser les chances de ceux-ci, il faut maximiser leurs voies d’apprentissage.

Ensuite, nous assistons à un retour en arrière avec un bilan de compétences au final non obligatoire selon le texte proposé par le ministre. Même le Conseil d'État a souligné le manque de clarté sur ce point et a invité le gouvernement à adapter le projet.

Outre qu’un texte manquant de précision sur son application risque d’être attaqué, devons-nous laisser les chercheurs d’emploi face à une orientation moins structurée, moins solide et donc moins forte de perspective d’emploi, d’autonomie et de libertés personnelles ?

Nous ne le pensons pas et c’est pourquoi, par voie d’amendement, nous avons proposé d’ajouter explicitement ce caractère obligatoire du bilan de compétences.

Face à des partis de gauche (PS/Ecolo) au gouvernement, ne parlant que d’accompagnement et freinant idéologiquement une démarche de mise à l’emploi avec davantage d’obligation, notre amendement a été refusé.

C’est une occasion manquée.

Alors que nous partageons les enjeux de cette mesure, il ne faudrait pas que sa mise en œuvre soit, soit attaquée juridiquement, soit annihilée eu égard à cette faiblesse.


Nous regrettons par ailleurs l'absence de budgétisation du nouveau dispositif.

L’emploi, c’est le chemin le plus sûr vers l’autonomie.

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