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Le MR renforce la neutralité dans l'enseignement

  • cbarzin
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Ce mercredi, Clémentine Barzin, députée au Parlement de la Féderation Wallonie-Bruxelles, l’invitée de Michel Geyer sur le plateau de l’émission Versus, diffusée sur BX1. L’occasion de revenir sur un enjeu fondamental pour notre société : la neutralité dans l’enseignement.



Le débat a tourné autour du récent décret porté par la ministre Valérie Glatigny et adopté en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce texte vise à renforcer la neutralité dans l’enseignement officiel et dans l’enseignement libre non confessionnel subventionné, en cohérence avec les principes définis par le Code de l’enseignement.


Un constat préoccupant

Ce décret s’inscrit dans un contexte interpellant. À la suite d’auditions menées à l’initiative du groupe Mouvement Réformateur au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, consacrées au phénomène de radicalisme et à l’autocensure dans les écoles, plusieurs constats préoccupants ont émergé.


Selon différentes études et méthodologies, entre 6 % et 40 % des enseignants déclarent s’être déjà autocensurés par crainte de conflits. Certains renoncent ainsi à aborder des notions pourtant essentielles. Par ailleurs, des pressions sont signalées : elles peuvent s’exercer entre enseignants, mais aussi entre élèves, sur la base de convictions ou de croyances.


Que prévoit le nouveau décret ?

Face à ces constats, le décret apporte plusieurs avancées majeures.

Il introduit tout d’abord une définition claire et unique du principe de neutralité dans le Code de l’enseignement, mettant fin aux disparités existantes entre les réseaux.

Il consacre ensuite le principe de neutralité d’apparence, en interdisant le port de signes convictionnels visibles, vêtements ou accessoires, pour l’ensemble des membres du personnel.


Le texte vise également à lutter contre l’autocensure. Pour ce faire, il modifie les dispositions existantes afin d’empêcher la contestation des savoirs enseignés. Une mesure importante consiste notamment à supprimer une règle qui invitait, en matière de convictions et de croyances, à ne pas « froisser les opinions et les sentiments » des élèves.


Enfin, le décret prévoit un mécanisme de suivi renforcé : un rapport biennal sera transmis au Gouvernement sur le respect de la neutralité dans les établissements concernés. Un cadastre des écoles autorisant le port de signes convictionnels par les élèves sera également mis en place.


Garantir la liberté et l’émancipation


Cette réforme constitue une avancée majeure. Elle vise à garantir à chaque élève un environnement d’apprentissage serein, lui permettant de se construire librement et de développer son esprit critique, à l’abri de toute pression ou influence politique ou religieuse.


Au sein du Mouvement Réformateur, nous défendons également l’extension de l’interdiction des signes convictionnels aux élèves, dans une logique de cohérence et d’égalité, indique Clémentine Barzin

Dans un contexte où la neutralité est régulièrement mise à l’épreuve, il est de la responsabilité du législateur de fixer un cadre clair. Il s’agit d’accompagner les écoles, et de ne pas les laisser seules face à ces enjeux fondamentaux d’égalité et d’émancipation.

Je tiens enfin à saluer le travail déterminé de la ministre, qui œuvre sans relâche à l’amélioration de notre système éducatif. Au-delà des critiques, les avancées sont bien réelles et concrètes.


 
 
 

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