Budget mobilité : le MR veut remettre Bruxelles sur la voie des priorités
- cbarzin
- il y a 7 heures
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Bruxelles, le 17 mars - Au Parlement bruxellois, Clémentine Barzin et Amélie Pans ont défendu une ligne claire lors du débat sur le budget mobilité 2026 : dans une Région sous forte pression budgétaire, chaque euro doit être utile, justifié et orienté vers les vraies priorités des Bruxellois.

Les débats autour du budget régional 2026, porté par le gouvernement Dilliès, se poursuivent au Parlement bruxellois. Ce mardi 17 mars, les discussions ont porté sur la mobilité, un enjeu central pour le quotidien des Bruxellois.
Pour le MR, l’heure n’est plus aux promesses tous azimuts, mais aux choix clairs. Les députées Clémentine Barzin et Amélie Pans ont ainsi mis en avant des priorités concrètes : réfection des tunnels, sécurité routière, réexamen du métro 3, meilleure gestion des moyens publics, accessibilité des transports et attention renforcée au bien-être animal.
« La Région n’a plus le luxe de promettre tout à tout le monde. Chaque euro dépensé doit être justifié et efficace », a déclaré Clémentine Barzin en commission des Finances.
Dans un contexte marqué par une dette régionale qui a fortement augmenté ces dernières années, le MR assume une logique de responsabilité : assainir les finances et concentrer l’action publique sur ce qui améliore réellement la vie des Bruxellois. Cela passe notamment par des investissements dans l’entretien des infrastructures existantes, longtemps négligées.
« Bruxelles a hérité d’un réseau de tunnels, de ponts et de viaducs qui a trop longtemps souffert d’un manque d’investissements. Le choix du gouvernement Dilliès de consacrer des moyens importants à l’entretien de ces infrastructures est un choix responsable. Laisser ces ouvrages se dégrader coûterait bien plus cher, tant sur le plan économique que sécuritaire et budgétaire », souligne Clémentine Barzin.
La députée a également attiré l’attention sur plusieurs enjeux concrets, comme les conséquences de la zone LISA pour les transporteurs, PME et artisans dépendant de véhicules plus lourds, ainsi que sur la nécessité d’améliorer la fluidité des grands axes d’entrée de Bruxelles. Elle a aussi pris acte d’un engagement attendu : la ministre a confirmé que le plan Good Move serait bien réévalué d’ici la fin de l’année.
De son côté, Amélie Pans est revenue sur le dossier du métro 3 et la mise sur pause du tronçon Nord-Bordet. Si le MR reconnaît depuis longtemps le caractère structurant de ce projet, il refuse d’ignorer les dérives budgétaires dénoncées par la Cour des comptes.
« Il vaut mieux assainir la situation aujourd’hui plutôt que de devoir, demain, procéder à des coupes drastiques pour tenter de finaliser un chantier devenu incontrôlable », a souligné la députée. «
Avec la situation budgétaire dont nous avons hérité, nous devons faire des choix responsables. Comme des plombiers appelés dans une maison en mauvais état, nous réparons d’abord les fuites les plus graves, pour sécuriser le réseau de mobilité bruxellois et préparer l’avenir ».
Amélie Pans a aussi interrogé la ministre sur la gestion de la STIB, notamment sur l’augmentation de plus de 37 millions d’euros de sa dotation de fonctionnement entre 2024 et 2026, alors que des économies sont demandées sur les frais généraux. Elle a également salué plusieurs avancées, comme le renforcement du budget de Taxibus et l’achèvement du tram 15 vers Tour & Taxis, tout en alertant sur la pression croissante liée à la politique de stationnement de parking.brussels et sur la nécessité d’évaluer le système Villo.




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