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Nouvelles primes bruxelloises: deux mois après, toujours le vide intersidéral

Ce mercredi 16 février, en commission des affaires économiques, Clémentine Barzin, députée libérale, a interrogé, lors d’un débat d’actualité initié vu l’urgence, la secrétaire d’Etat Barbara Trachte sur les soutiens aux secteurs économiques bruxellois les plus impactés par la crise covid dans la suite du dernier comité de concertation.


Soutiens fortement attendus, car la secrétaire d’Etat les avait annoncés dans la suite de concertations menées avec les secteurs à la mi-décembre, soit il y a deux mois. La députée avait déjà demandé les précisions relatives à ces aides en commission le 26 janvier dernier.


Aujourd’hui, la secrétaire d’Etat a indiqué poursuivre les modalités et chercher à mettre en place un système qui pourra s’adapter aux demandes des différents secteurs. «Une proposition a été déposée sur la table du gouvernement, qui discute des modalités et du budget», indique Barbara Trachte.

©Pixabay


«Je reviens après trois semaines et j’entends les mêmes réponses», réplique Clémentine Barzin. «J’attendais un retour concret de la ministre sur le timing, les modalités et les montants prévus pour les aides à la culture non subventionnée, à l’événementiel, au monde de la nuit, en ce compris les bars de nuit, à l’horeca, aux agences de voyage, au clubs de sport. Cette réponse du gouvernement, deux mois après les concertations avec les secteurs impactés, c’est le vide intersidéral», regrette la députée.


La secrétaire d’Etat mentionne en outre qu’un cahier spécial des charges est sur la table du gouvernement pour l’externalisation de la gestion de ces primes. «Le recours à une société extérieure est une première. Et je n’ai, ici non plus, aucune réponse ni sur le temps ni sur le coût supplémentaires que cela va engendrer », pointe la députée MR.

«Si j’ai posé une question d’actualité, c’est justement parce que le contexte est aigu : avec le temps, la situation des entrepreneuses et entrepreneurs qui ont pris des risques, qui ont résisté au prix de l’endettement, est de plus en plus critique. Les primes à Bruxelles ont toujours été considérées comme trop tardives. Confrontés à leurs problèmes de trésorerie et au besoin de se relancer, combien de temps devront encore attendre les professionnels bruxellois?», conclut Clémentine Barzin.

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