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Les mondes de la culture, de la nuit, l’évènementiel en détresse: Clémentine Barzin clame l’urgence

Dernière mise à jour : 28 janv.

Ce mercredi 26 janvier, en commission des Affaires économiques, Clémentine Barzin, députée libérale MR, a interrogé la ministre Barbara Trachte sur les concertations qu’elle avait annoncées avec les différents secteurs les plus impactés par la crise Covid : culture non subventionnée, monde de la nuit, événementiel, Horeca, sport, agences de voyage.


«L’heure est grave pour les secteurs de la culture non subventionnée et le monde de la nuit, où la colère commence à laisser place à la détresse », a souligné la députée. Les réponses du gouvernement bruxellois étaient donc fortement attendues.




La pérennité ne peut s’abstraire de l’urgence


Les concertations avec tous ces secteurs ont eu lieu durant la semaine du 13 décembre 2021, a indiqué la ministre, qui vise des soutiens adaptés à la diversité des secteurs. Concernant les entreprises culturelles, le gouvernement travaille à la mise en place d’un système plus pérenne afin de sortir des primes «one shot».


«La mi-décembre, c’était il y a un mois et demi. C’est un temps peut-être nécessaire pour l’administration, mais c’est une éternité pour les secteurs qui sont aujourd’hui en souffrance avec des dettes qui, depuis deux ans, continuent de s’accumuler», répond Clémentine Barzin.


«Quant au système pérenne, s’il est une bonne perspective, il ne peut s’abstraire de l’urgence. La Ministre l’annonce pour le mois de mars mais c’est un temps infini pour les opérateurs culturels privés, confrontés à d’énormes dépenses », poursuit la libérale. «Il en va de même pour le soutien du ministre Clerfayt aux travailleurs intermittents de la culture, qu’on annonce pour le deuxième trimestre 2022, soit dans plusieurs mois… », ajoute-t-elle. «Le secteur culturel le clame à nouveau : les aides bruxelloises continuent d’être trop faibles et trop tardives.»





Rien sur les modalités, montants et délais des aides


Globalement, un mois et demi après les consultations, le gouvernement ne nous donne donc aucune précision aujourd’hui sur les soutiens envisagés pour les secteurs les plus impactés.


«Nous attendons plus de précisions concernant l’aide promise, en 2022, au monde de la nuit, obligé de rester fermé», insiste aussi Clémentine Barzin. «Nous n’avons par ailleurs toujours aucune précision sur la spécificité, dans ce secteur, des sociétés exploitantes mais non gérantes du lieu de la discothèque et ne ressortissant pas au code Nace 56.302, ou des bars de nuit», regrette-t-elle.


Clémentine Barzin pointe un détail flou qui persiste : «Quels sont les critères de calcul qui sont privilégiés dans l’établissement des aides ? Sur le terrain, la culture non subventionnée, le monde de la nuit comme l’événementiel nous répètent qu’ils veulent exclusivement le critère de la perte de chiffre d’affaires et non du nombre d’équivalents temps plein, vu le nombre d’intérimaires et de sous-traitants qui font partie de ces activités».


« La ministre nous dit que le gouvernement bruxellois intervient de manière ‘supplétive’ aux autres niveaux de pouvoir. Plus que jamais, nous ne pouvons aujourd’hui nous satisfaire d’une telle réponse. Notre rôle de capitale impose que nous restions attractifs avec des mondes de la culture et de la nuit qui puissent se renouveler et maintenir leurs grandes locomotives. Or ces secteurs sont en péril », conclut la députée.


Pour compléter vos informations, voici la totalité de l’échange en commission : https://www.youtube.com/watch?v=OaL17W3Wyl4

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